Compétences visées
Concevoir un récit clair, structuré et mémorable à partir d’un message, d’une marque, d’une offre ou d’un projet. Mobiliser les ressorts du storytelling et de la créativité pour capter l’attention et susciter l’adhésion de son public.
Objectifs
- Expliquer pourquoi les histoires captent l’attention et structurent nos imaginaires
- Identifier et mobiliser les éléments fondamentaux du storytelling
- Mettre sa créativité au service du récit
- Concevoir, écrire et affiner un récit efficace
Public concerné
Cette formation s’adresse aux professionnels amenés à concevoir, structurer ou transmettre des messages et qui souhaitent utiliser les ressorts du storytelling dans leur pratique :
- Professionnels de la communication et du marketing
- Responsables de marque et de contenus
- Concepteurs-rédacteurs et profils éditoriaux
- Directeurs artistiques et créatifs
- Chefs de projet et consultants
- Entrepreneurs et porteurs de projets
Elle convient aussi bien à ceux qui souhaitent raconter une marque, une offre ou un projet qu’à ceux qui cherchent à rendre leurs prises de parole, campagnes ou contenus plus incarnés et mémorables.
Prérequis
Aucune connaissance préalable du storytelling n’est nécessaire.
Une pratique professionnelle de la communication, du marketing et/ou de la création de contenus facilite la transposition des méthodes abordées.
Il est recommandé de réfléchir à une problématique de communication (supports possibles : une marque, une offre, un projet, un message) pouvant servir de matière aux exercices.
Programme
Expliquer pourquoi les histoires captent l’attention et structurent nos imaginaires
- Identifier les mécanismes cognitifs, émotionnels et culturels qui donnent aux histoires leur pouvoir d’attention et de mémorisation
- Repérer les récits fondateurs qui structurent nos imaginaires : mythes, contes, culture populaire et grands récits de marque
- Situer le storytelling dans un environnement saturé de contenus et interroger, à l’heure de l’IA, la valeur d’un récit incarné et d’un point de vue singulier
- Cartographier ses propres enjeux narratifs et identifier ce que l’on a réellement à raconter
Identifier et mobiliser les éléments fondamentaux du storytelling
- Repérer la tension narrative d’une situation : sans conflit, pas de récit
- Formuler le thème et le message essentiel d’une histoire
- Identifier l’échelle de valeurs qui se joue derrière le conflit et ce qu’elle révèle du public auquel on s’adresse
- Choisir une intrigue adaptée à l’intention recherchée
- Structurer le récit en actes, étapes, arches narratives et retournements
- Déployer un réseau de personnages à partir de leurs rôles, archétypes et antagonismes
- Transformer le client, l’utilisateur ou le public en véritable acteur du récit plutôt qu’en simple destinataire
- Analyser la manière dont la fiction contemporaine, les séries, les romans ou les campagnes publicitaires entretiennent l’attention sur des formats courts comme longs
Mettre sa créativité au service du récit
- Adopter une juste posture créative en distinguant habitudes, savoir-faire et ressources
- Identifier et désamorcer les blocages qui ralentissent la recherche d’idées ou l’écriture
- Provoquer délibérément des connexions nouvelles par l’association forcée, le déplacement de contexte ou la contrainte productive
- S’approprier différentes étapes du processus créatif des storytellers professionnels pour construire sa propre méthode
- Développer sa capacité à reconnaître une histoire potentielle plutôt qu’à attendre l’inspiration
- Utiliser l’IA générative comme partenaire d’idéation pour ouvrir le champ, tester des angles et confronter des propositions… Sans lui déléguer son point de vue
Concevoir, écrire et affiner un récit efficace
- Cerner son public, ses attentes et ses valeurs pour construire un brief narratif solide
- Choisir une structure narrative adaptée à son intention et à son format : AIDA, in medias res, chronologie, voyage dans le temps ou autres constructions narratives
- Transformer les principes fondamentaux d’une marque, d’une offre ou d’un projet en récit incarné plutôt qu’en discours institutionnel
- Travailler la voix, le point de vue et les dialogues pour construire une signature reconnaissable
- Passer d’une première idée à un texte structuré par un travail d’écriture et de réécriture
- Utiliser l’IA pour confronter des reformulations, variations ou tonalités tout en gardant la maîtrise du point de vue et de l’émotion
- Évaluer son récit selon la clarté du message, la tension, la cohérence des personnages, la singularité de la voix et l’effet produit sur le public
Nos prochaines sessions
Artistes / Auteurs affiliés à la maison des artistes ?
Évaluation
début 2023
Profil de l’intervenant
Chief Narrative Designer / Auteur avec plus de 10 ans d'expérience en animation de formation.
Ressources
- Supports dématérialisés
- 1 exemplaire du livre « L’art du storytelling, nouvelle édition » écrit par l'intervenant
- Abonnement de 3 mois à tuto.com
- Accès illimité par mail à la hotline Swash

Modalités en présentiel
Parcours pédagogique :
Questionnaire de positionnement ❯ 2 jours présentiel continus ❯ Évaluation des acquis
Méthode pédagogique :
Expositive + active : exposés théoriques, contextualisation , brainstorming, mise en situation, exercices en solo, exercices en groupe, feedbacks personnalisés
Moyens techniques :
- 1 ordinateur par participant (Mac ou PC, selon votre choix) et accès à un LLM pour les exercices
- Poste de l’intervenant relié à un grand écran ou vidéoprojecteur
Modalités en distanciel
Parcours pédagogique :
Questionnaire de positionnement ❯ 2 classes virtuelles discontinues (2 x 1 jour) ❯ Exercices intersessions ❯Évaluation des acquis
Méthode pédagogique :
Expositive + active : exposés théoriques, contextualisation, brainstorming, mise en situation, exercices en solo, exercices en groupe, travail individuel inter-sessions, feedbacks personnalisés
Moyens techniques :
- Classe virtuelle créée par nos soins
- Chaque apprenant participe à la session avec son ordinateur, connecté à Internet, et équipé :
- d’un micro et d’une caméra
Méthodes d'évaluation
- Validation des acquis pendant la formation grâce à la réalisation d’exercices pratiques
- Suivi d'acquisition des objectifs pédagogiques par l'intervenant
- Évaluation à chaud (remplie en fin de formation) et à froid (à 60 jours)
Pourquoi suivre une formation "Storytelling : capter l’attention, susciter l’émotion, provoquer l’adhésion" ?
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Un brief arrive. Il contient un objectif, une cible, trois messages clés, quelques preuves et une promesse. Tout semble là et pourtant, il manque le principal : une raison d’écouter jusqu’au bout.
C’est ici que peut commencer le storytelling. Non pas lorsqu’on ajoute artificiellement « une histoire » à un discours, mais lorsqu’on organise les informations pour créer une tension, faire apparaître un enjeu, donner un rôle aux personnages et conduire le public d’un point de départ vers un point d’arrivée.
Nous avons conçu cette formation pour vous accompagner dans cette dynamique. Pendant deux jours, il ne s’agit pas d’accumuler des recettes narratives, mais de comprendre pourquoi certaines histoires nous retiennent, d’identifier les éléments qui les font tenir et de les mettre au service d’une marque, d’une offre, d’un projet ou d’une prise de parole.
À quoi sert le storytelling dans un contexte professionnel ?
Le storytelling permet de transformer une information en expérience narrative.
Une marque peut présenter sa mission. Elle peut aussi montrer ce qui l’a rendue nécessaire. Une entreprise peut décrire une offre. Elle peut aussi mettre en scène le problème qu’elle résout, les obstacles rencontrés et la transformation qu’elle rend possible.
Cette différence est importante parce qu’un récit introduit des relations : avant et après, désir et obstacle, personnage et antagonisme, promesse et risque, question et résolution.
Le storytelling peut ainsi être mobilisé pour une campagne de communication, un manifeste de marque, une présentation, un lancement de produit, une stratégie de contenus, une communication interne, un pitch ou un format éditorial.
Il ne remplace ni la stratégie ni la qualité du message : il donne au message une forme capable d’être suivie, comprise et mémorisée.
Qu’est-ce qui fait réellement une bonne histoire ?
Dans L’Art du storytelling, Guillaume Lamarre retient cinq caractéristiques : une bonne histoire doit pouvoir être simple, surprenante, concrète, crédible et émouvante.
Mais ces qualités ne suffisent pas si rien ne se joue.
C’est pourquoi nous travaillons d’abord la tension narrative. Un personnage veut quelque chose. Quelque chose l’en empêche. Cette friction crée une question et donne au public une raison de rester.
Agatha Christie savait organiser une intrigue pour distribuer les informations, installer le doute et repousser la résolution. Hitchcock a fait de la tension et de l’attente une matière narrative à part entière. Les séries contemporaines construisent des arches capables de maintenir notre attention sur quelques minutes comme sur plusieurs saisons.
Les grandes campagnes de marque utilisent ces mêmes ressorts à une autre échelle : conflit, attente, point de vue, personnages, transformation.
Nous ne cherchons évidemment pas à transformer une campagne LinkedIn en roman policier. Nous allons chercher chez ces storytellers ce qui peut être transposé : comment faire naître une question, quand révéler une information, comment créer une attente, ce qui fait basculer une situation et pourquoi certaines résolutions nous satisfont davantage que d’autres.
Sans conflit, peut-on vraiment raconter une histoire ?
Nous partons d’un principe simple : sans conflit, pas de récit.
Le mot peut sembler spectaculaire, mais le conflit n’implique pas nécessairement une guerre, un adversaire ou un drame. Il peut s’agir d’une hésitation, d’une contradiction, d’une difficulté, d’une croyance à dépasser, d’un objectif contrarié ou d’un écart entre la situation actuelle et celle que l’on voudrait atteindre.
Une marque qui promet de simplifier un usage doit montrer ce qui le rend compliqué. Une association qui défend une cause doit rendre perceptible ce qui est menacé. Une entreprise qui accompagne une transformation doit faire comprendre pourquoi le statu quo ne suffit plus.
Nous apprenons donc à repérer l’échelle de valeurs qui se cache derrière un conflit, à formuler le thème essentiel du récit et à identifier ce qui compte réellement pour le public.
Cette étape évite un défaut fréquent du storytelling de marque : raconter beaucoup de choses sans que rien ne soit véritablement en jeu.
Comment choisir une structure narrative adaptée à son message ?
Toutes les histoires ne nécessitent pas le voyage du héros.
AIDA, récit chronologique, in medias res, retour en arrière, ellipse, révélation progressive, changement de point de vue : les structures sont des outils. Leur intérêt dépend de l’intention, du format et du public.
Un spot de trente secondes n’organise pas l’attention comme un manifeste. Un post LinkedIn n’a pas la temporalité d’une vidéo de marque. Une présentation commerciale n’a pas les mêmes contraintes qu’un podcast ou une série de contenus.
Nous apprenons donc à partir du brief plutôt que d’une structure préfabriquée : que doit comprendre le public ? Que doit-il ressentir ? Quelle question voulons-nous installer ? De quelles informations a-t-il besoin et à quel moment ? Quel changement doit être perceptible à la fin ?
La structure vient ensuite mettre ces éléments dans le bon ordre.
Qui est le héros d’un récit de marque ?
Pas toujours la marque.
Lorsqu’une entreprise se présente systématiquement comme le personnage principal, le récit peut rapidement devenir institutionnel : notre histoire, nos valeurs, notre expertise, nos engagements, nos réussites.
Le storytelling permet de déplacer le point de vue.
Selon le projet, le personnage central peut être un client, un utilisateur, un collaborateur, une communauté ou une personne confrontée au problème que la marque cherche à résoudre. L’entreprise change alors de rôle : alliée, guide, facilitatrice ou force engagée contre une situation devenue insatisfaisante.
Nous travaillons les archétypes, les fonctions des personnages et les antagonismes pour construire ce réseau sans tomber dans la caricature.
La question n’est pas « quel archétype choisir ? », mais plutôt : qui agit ? Qui veut quoi ? Qu’est-ce qui l’en empêche ? Quel rôle la marque joue-t-elle réellement dans cette transformation ?
Quelle place donner à la créativité dans le storytelling ?
La structure ne suffit pas. Deux personnes peuvent partir du même brief, du même public et du même objectif et produire deux récits complètement différents.
Nous travaillons donc aussi la capacité à provoquer des connexions inattendues, déplacer un contexte, utiliser une contrainte et faire émerger plusieurs angles avant de choisir le plus juste.
Cette créativité n’est pas réservée à ceux qui se considèrent comme « créatifs ». Elle repose sur des habitudes, des ressources, des références et une méthode.
Guillaume Lamarre nourrit cette approche de son travail de directeur artistique, consultant et auteur. Son livre L’Art du storytelling traverse les récits de marque, la fiction et la culture populaire pour comprendre ce que les storytellers savent faire depuis longtemps : transformer une succession de faits en une expérience qui possède un rythme, un point de vue et une nécessité.
Un exemplaire de L’Art du storytelling est remis à chaque participant afin de prolonger la formation et d’en conserver les principales références.
À l’heure de l’IA générative, pourquoi apprendre encore à raconter ?
Parce qu’un LLM peut proposer dix intrigues, vingt accroches et cinquante reformulations en quelques secondes. Il peut ouvrir des pistes, varier un ton, déplacer un point de vue ou aider à dépasser une page blanche.
Mais cette abondance rend le choix encore plus important.
Quel récit mérite d’être raconté ? Quel conflit est juste ? Quelle valeur veut-on défendre ? Quelle voix correspond réellement à la marque ? Quelle émotion est légitime ? Quelle proposition est simplement correcte et laquelle possède un véritable point de vue ?
Nous utilisons donc l’IA comme partenaire d’idéation et de réécriture, pas comme pilote du récit.
Pendant la mise en situation finale, une variation assistée par IA permet justement de comparer ce que le modèle transforme, améliore ou banalise.
Pour les équipes qui souhaitent aller plus loin dans la production et la déclinaison de contenus assistées par IA, notre formation Créer des contenus pour les réseaux sociaux avec l’IA travaille un autre sujet : construire un système éditorial permettant de produire et décliner des contenus multicanaux.
Ici, nous restons volontairement en amont : sur ce qui donne au contenu son angle, sa tension et sa voix.
Quels métiers peuvent utiliser le storytelling ?
Le storytelling n’est pas réservé aux concepteurs-rédacteurs.
Il concerne les professionnels de la communication et du marketing, les responsables de marque et de contenus, les directeurs artistiques, les créatifs, les consultants, les chefs de projet, les entrepreneurs et plus largement tous ceux qui doivent faire comprendre une idée et donner envie d’y adhérer.
Les usages changent selon les métiers.
Un responsable de marque peut travailler un manifeste. Un communicant interne peut mettre en récit une transformation. Un marketeur peut donner davantage de tension à un lancement. Un consultant peut structurer une recommandation. Un entrepreneur peut clarifier la manière dont il raconte son projet.
La formation fournit une grammaire commune, que chacun peut ensuite adapter à son contexte.
Comment le storytelling complète-t-il une stratégie de contenus ou de réseaux sociaux ?
Une stratégie éditoriale répond notamment aux questions : pour qui publier, sur quels territoires, à quel rythme et dans quels formats ?
Le storytelling intervient à un autre niveau : comment donner une forme narrative à ce que l’on veut raconter ?
Une même histoire pourra ensuite devenir un post, un carrousel, une vidéo, un podcast, un manifeste ou une présentation. Le format change, mais le conflit, le point de vue, le thème et la transformation peuvent rester les mêmes.
La formation complète ainsi naturellement nos formations Contenus / Réseaux sociaux lorsque l’enjeu n’est plus seulement de produire davantage, mais de construire des contenus qui possèdent une véritable colonne vertébrale narrative.
Pourquoi organiser une formation storytelling en intra ou sur mesure ?
Le storytelling se prête particulièrement bien au sur-mesure parce que la matière première peut être celle de l’entreprise.
Nous pouvons repartir d’une plateforme de marque, d’une campagne, d’un lancement, d’un projet de transformation, d’une offre, d’un manifeste existant ou de contenus qui peinent à trouver leur angle.
Le travail peut alors porter sur les questions réellement rencontrées par l’équipe : identifier les récits disponibles dans la marque, distinguer discours institutionnel et récit, créer une tension sans la fabriquer artificiellement, faire évoluer le rôle donné au client, harmoniser plusieurs voix ou construire un territoire narratif suffisamment riche pour nourrir plusieurs formats.
Les exercices peuvent être adaptés à ces cas sans perdre la méthode pédagogique : analyser, déconstruire, chercher plusieurs pistes, structurer puis écrire.
Dans certains projets, nous pouvons également approfondir un axe précis : storytelling de marque, communication interne, pitch, campagne, écriture publicitaire, formats courts, narration éditoriale ou utilisation de l’IA dans la recherche et la variation d’angles.
FAQ sur la formation storytelling
Faut-il savoir écrire pour suivre la formation ?
Il n’est pas nécessaire d’être rédacteur ou concepteur-rédacteur. Les exercices comportent de l’écriture, mais nous travaillons d’abord la construction du récit : conflit, message, intrigue, personnages, structure et point de vue.
Le storytelling consiste-t-il à inventer des histoires ?
Pas nécessairement. Un récit peut partir de faits, d’une expérience client, de l’histoire d’une marque, d’un problème réel ou d’une transformation. Le travail consiste à sélectionner et organiser cette matière sans fabriquer artificiellement ce qui n’existe pas.
La formation est-elle adaptée au storytelling de marque ?
Oui. Plusieurs exercices permettent de transformer vision, mission, méthode, offre ou bénéfices en matière narrative et de réfléchir au rôle réellement donné à la marque et à son public.
Peut-on utiliser le storytelling pour des formats très courts ?
Oui. Une histoire n’a pas besoin d’être longue pour faire apparaître une tension, un personnage ou une transformation. La formation analyse précisément la manière dont ces ressorts peuvent fonctionner sur des formats courts comme sur des récits plus développés.
L’IA est-elle enseignée comme outil de storytelling ?
Elle est utilisée pour l’idéation, la recherche de variations et la réécriture. Nous conservons cependant la direction du récit du côté de l’auteur : choix du point de vue, conflit, message, voix et émotion.
Peut-on travailler sur notre propre marque pendant une formation intra ?
Oui. Le format intra permet précisément de partir de vos briefs, campagnes, offres ou problématiques afin d’appliquer les outils narratifs à une matière directement utile à l’équipe.





