Compétences visées
Structurer une démarche de data design allant de la collecte et de la préparation des données au choix de leur représentation visuelle. Mobiliser les principes éditoriaux, la sémiologie graphique et, lorsque cela est pertinent, l’IA pour produire des datavisualisations lisibles, accessibles et fidèles aux données.
Objectifs
- Contextualiser les enjeux de la datavisualisation
- Traiter les données pour les rendre visualisables
- Prendre en compte les aspects éditoriaux
- Capter l’attention du lecteur
- Choisir la meilleure forme graphique pour présenter des données
Public concerné
Cette formation s’adresse aux professionnels amenés à analyser, expliquer ou communiquer des données et souhaitant acquérir les fondamentaux du data design et de la datavisualisation :
- Professionnels de la communication et du marketing
- Journalistes et professionnels de l’éditorial
- Chefs de projet, consultants et chargés d’études
- Data analysts et professionnels de la data souhaitant améliorer la restitution visuelle de leurs analyses
- Contrôleurs de gestion, financiers et business analysts
- Graphistes, designers UX / UI et professionnels de la création visuelle
- Managers et professionnels amenés à présenter des données à des publics non spécialistes
Prérequis
Aucune pratique préalable du data design ou de la datavisualisation n’est requise.
Être à l’aise avec l’utilisation courante d’un ordinateur et amené à manipuler, analyser ou présenter des données dans un contexte professionnel.
Une pratique élémentaire d’un tableur est recommandée pour faciliter les exercices de préparation et de manipulation des données.
Programme
Contextualiser les enjeux de la datavisualisation
- Identifier la multiplicité des métiers concernés
- Différencier infographie et datavisualisation
- Examiner les ressources nécessaires à disposition pour réussir ses visualisations
- Établir le rapport idéal entre texte et visuel
- Définir le point d’équilibre entre information et esthétique
Traiter les données pour les rendre visualisables
- Récolter des données sur le web
- Échanger sur l'utilisation de l'IA pour collecter des données
- Reconnaître les différents types de données
- Récupérer les données d’un PDF ou d'une image
- Analyser, trier, organiser les données et appréhender les contraintes
- Repérer et corriger les erreurs (doublons, point vs virgule, séparateur de milliers…)
- Discuter des possibilités offertes par l'IA pour restructurer un jeu de données
Prendre en compte les aspects éditoriaux
- Identifier son audience
- Déterminer les clés pour s’adapter au public cible
- Définir un angle
- Hiérarchiser et contextualiser l’information :
- La théorie de la conception de l'information
- Les différents niveaux de lecture
- L’écriture infographique
Capter l’attention du lecteur
- Appréhender les règles de la sémiologie graphique
- Mesurer les limites de l’interprétation
- Initier des bonnes pratiques
- Tester des méthodes pour mettre en avant une information
- présenter ses graphiques de façon pertinente et créer du rythme
- Éviter les erreurs récurrentes et anticiper les difficultés (données incomplètes, évolutions relatives…)
- Évaluer l’utilité d’une charte graphique pour obtenir des graphiques cohérents et homogènes
- Découvrir comment l'IA peut aider à créer une gamme de couleurs accessible à tous
Choisir la meilleure forme graphique pour présenter des données
- Reconnaître les grandes familles de représentations graphiques
- Expérimenter les différentes possibilités de mise en forme
- Échanger sur l'apport de l'IA pour varier les types de graphes
- Identifier les points forts et trouver des alternatives aux points faibles
- Tester la lisibilité et la compréhension
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Évaluation
début 2023
Profil de l’intervenant
Data designer avec plus de 5 ans d’expérience en animation de formation.
Ressources
- Supports de cours dématérialisés
- 1 exemplaire du livre « Manuel de datavisualisation »
- Abonnement de 3 mois à tuto.com
- Accès illimité par mail à la hotline Swash

Modalités en présentiel
Parcours pédagogique :
Questionnaire de positionnement ❯ 2 jours présentiel continus ❯ Évaluation des acquis
Méthode pédagogique :
Expositive + interrogative + démonstrative : exposés théoriques, démonstrations, mise en pratique, feedbacks personnalisés
Moyens techniques :
- 1 poste par participant (Mac ou PC, selon votre choix), équipé des logiciels utiles (Flourish, Infogram, Datawrapper, Khartis, Tableau Public), fourni par nos soins
- Poste de l’intervenant relié à un grand écran
Modalités en distanciel
Parcours pédagogique :
Questionnaire de positionnement ❯ 2 classes virtuelles discontinues (2 x 1 jour) ❯ Évaluation des acquis
Méthode pédagogique :
Expositive + interrogative + démonstrative : exposés théoriques, démonstrations, mise en pratique, exploration inter-sessions, feedbacks personnalisés
Moyens techniques :
- Classes virtuelles créées par nos soins
- Chaque apprenant participe à la session avec son ordinateur, connecté à Internet et équipé :
- d’un micro et d’une caméra
- de comptes créés en amont sur Flourish, Infogram, Datawrapper
- de Tableau Public (l’installer et créer un compte)
- d’un double écran (recommandé mais non nécessaire)
Méthodes d'évaluation
- Validation des acquis pendant la formation grâce à la réalisation de quiz et d’exercices pratiques
- Suivi d'acquisition des objectifs pédagogiques par l'intervenant
- Évaluation à chaud (remplie en fin de formation) et à froid (à 60 jours)
Pourquoi suivre une formation "Culture data design : environnement de production et tendances" ?
…/…
Une visualisation réussie ne commence pas par le choix d’un graphique. Elle commence par une série de questions : quelles données avons-nous réellement ? Sont-elles fiables et correctement structurées ? Que voulons-nous montrer ? À qui ? Avec quel niveau de précision ? Sur quel support ? Et quelle représentation permettra de transmettre l’information sans la déformer ?
Cette formation constitue le socle de notre parcours en data visualisation. Elle ne se limite ni à l’apprentissage d’un logiciel ni à l’application de quelques « bonnes pratiques » graphiques. Pendant deux jours, nous suivons les principales étapes qui permettent de passer d’un ensemble de données brutes à une information visuelle compréhensible : collecte et préparation, analyse, angle éditorial, choix de la représentation, sémiologie graphique, couleur, hiérarchisation et évaluation de la lisibilité. Le programme intègre également les usages actuels de l’IA pour collecter ou restructurer certaines données et explorer des pistes de visualisation.
Pourquoi se former à la data visualisation quand les logiciels produisent déjà des graphiques automatiquement ?
Parce qu’un graphique techniquement juste peut être parfaitement inutile.
Les tableurs, logiciels de BI, plateformes de dataviz et outils d’intelligence artificielle savent générer des représentations de plus en plus rapidement. Mais aucun automatisme ne dispense de décider quelles données méritent d’être montrées, quelle comparaison est pertinente ou quel niveau de détail convient au public.
Le choix entre une barre, une courbe, un nuage de points, une carte ou une représentation plus complexe n’est pas seulement esthétique. Il dépend de la nature de la donnée et de la relation que l’on souhaite rendre visible : évolution, comparaison, distribution, corrélation, hiérarchie, flux ou localisation.
C’est pourquoi nous plaçons la réflexion avant l’outil : le data design consiste à organiser l’information afin que le lecteur puisse percevoir rapidement ce qui compte, tout en lui donnant les moyens d’approfondir lorsqu’il en a besoin.
Que faut-il savoir faire avant de représenter des données ?
Une partie importante du travail est invisible dans le résultat final.
Une donnée peut provenir d’un tableur, d’une base publique, d’un PDF, d’une image ou d’une source récupérée sur le web. Elle peut comporter des doublons, des formats hétérogènes, des valeurs manquantes ou des séparateurs qui empêcheront son exploitation correcte.
Nous apprenons donc à regarder la structure des données avant leur apparence.
La formation aborde la collecte, le tri, l’organisation et le nettoyage d’un jeu de données, avec une idée simple : une représentation graphique ne peut pas corriger une donnée mal comprise.
L’IA constitue désormais une aide supplémentaire pour certaines opérations de restructuration ou d’exploration. Elle peut faciliter une transformation de tableau ou proposer différentes pistes, mais son résultat doit rester contrôlé. Le professionnel garde la responsabilité de la donnée, de sa signification et de la représentation choisie.
Pourquoi l’éditorial est-il aussi important que le graphique ?
Parce que les données ne « parlent » pas toutes seules. À partir d’un même ensemble de chiffres, plusieurs angles sont généralement possibles. Le rôle du data designer, du journaliste, de l’analyste ou du communicant consiste à identifier ce qui mérite d’être mis en avant et à organiser la lecture sans travestir l’information.
Nous travaillons donc la relation entre texte et visuel, les différents niveaux de lecture, la contextualisation et l’écriture infographique.
Une annotation courte peut parfois être plus utile qu’une nouvelle visualisation. Un titre précis peut modifier complètement la compréhension d’un graphique. À l’inverse, une accumulation de textes peut empêcher l’image de jouer son rôle.
Chercher cet équilibre fait partie intégrante de la conception.
Quelle place pour l’esthétique dans une dataviz ?
L’esthétique n’est ni accessoire ni prioritaire : elle doit servir la lecture.
Une couleur peut différencier des catégories, hiérarchiser une information ou signaler une évolution. Elle peut aussi créer une ambiguïté, masquer un contraste ou rendre le graphique inaccessible à certains publics.
Il en va de même pour la typographie, les formes, les espacements et la composition.
La formation introduit les principes de sémiologie graphique afin de comprendre comment les variables visuelles influencent l’interprétation. Elle permet aussi d’identifier les erreurs fréquentes : surcharge, effets décoratifs inutiles, échelles trompeuses, mauvaise hiérarchie ou choix de représentation inadapté.
L’objectif n’est pas de produire des graphiques « plus beaux ». Il est de produire des graphiques dont la forme aide réellement à comprendre.
Quels métiers ont intérêt à développer une culture data design ?
La dataviz n’est plus réservée aux spécialistes de la data.
Elle concerne les journalistes et professionnels de l’éditorial qui doivent expliquer des phénomènes complexes, les communicants et marketeurs qui présentent des résultats, les contrôleurs de gestion et financiers qui produisent des reportings, les data analysts qui souhaitent améliorer la restitution de leurs analyses, les consultants qui doivent rendre une recommandation immédiatement intelligible ou encore les designers UX/UI qui intègrent des données dans des interfaces.
Cette transversalité explique pourquoi nous avons conçu cette formation comme une initiation méthodologique plutôt que comme une formation métier ou logiciel.
Elle donne un vocabulaire et des repères communs à des profils qui interviennent souvent ensemble sur un même projet.
Quelle formation suivre ensuite ?
Le bon prolongement dépend principalement de ce que vous produisez.
Si l’enjeu consiste à organiser les données comme un récit, notre formation Data storytelling : quand vos données racontent une histoire approfondit l’angle, le parcours narratif, les annotations et le séquençage.
Pour des problématiques de pilotage, KPI et reporting, Dynamiser ses tableaux de bord avec le data design travaille davantage l’expérience utilisateur, la hiérarchie des indicateurs et l’aide à la décision.
Les profils qui souhaitent produire des visualisations numériques plus complexes pourront poursuivre avec La boîte à outils du data designer.
Enfin, les graphistes travaillant principalement en environnement vectoriel pourront approfondir avec Illustrator et data design : sublimez vos données.
Pourquoi organiser cette formation en intra ou sur mesure ?
En intra, nous pouvons remplacer une partie des exemples génériques par les données, graphiques, tableaux de bord ou publications réellement produits par l’organisation.
Cette adaptation est particulièrement utile pour une équipe communication, une rédaction, une direction financière ou une cellule data : elle permet d’identifier les erreurs récurrentes, d’harmoniser les pratiques et éventuellement de poser les premières règles d’une charte de datavisualisation commune.
Le parcours peut être adapté au niveau des participants, aux données manipulées, aux supports utilisés et aux logiciels disponibles dans l’entreprise. Nos formations intra et sur mesure peuvent ainsi prolonger le programme catalogue par des cas directement issus du contexte métier.
FAQ
Faut-il être à l’aise avec les chiffres pour suivre cette formation ?
Il faut accepter de manipuler des données, mais aucune compétence avancée en mathématiques ou en statistiques n’est demandée. L’enjeu principal est d’apprendre à les lire, les organiser et les représenter correctement.
Faut-il maîtriser un logiciel de dataviz ?
Non. La formation privilégie les principes transférables d’un outil à l’autre plutôt que l’apprentissage approfondi d’une plateforme particulière.
L’IA est-elle utilisée pendant la formation ?
Oui, lorsqu’elle peut faciliter la collecte, la restructuration ou l’exploration des données. Elle est abordée comme un outil d’assistance dont les propositions doivent être contrôlées et non comme un substitut à l’analyse.
Quelle différence avec une formation Power BI ou Tableau ?
Une formation logiciel apprend principalement à utiliser une plateforme. Ici, nous travaillons en amont : qualité des données, choix de représentation, éditorialisation, lisibilité et sémiologie graphique. Ces compétences restent pertinentes quel que soit l’outil utilisé.
Retrouvez l’ensemble de notre parcours dans la rubrique Formations Data design et dataviz



