Jean-François Vibert, une vie d’images et de voyages
Photographe, journaliste et formateur Lightroom, Jean-François Vibert a traversé plus de trente ans de transformations photographiques. Dans cette conversation, il parle de prise de vues, mais surtout de tri, de catalogage, de sauvegarde, de retouche, d’intelligence artificielle et de méthodologie. Une bonne manière d’appréhender les sujets que nous abordons dans nos formations Lightroom Classic…
Quand on regarde ton parcours, on rencontre d’abord un photographe et un journaliste, avant le formateur. Qu’est-ce qui t’a conduit vers la photographie ?
J’ai toujours été passionné par le dessin et par la photo. Adolescent, vers douze ou treize ans, j’ai découvert le labo noir et blanc dans une MJC. Ensuite, des études scientifiques, puis un parcours plus orienté création : j’ai été à l’ENS Cachan, dans une section qui s’appelait Art et Création Industrielle, à mi-chemin entre arts plastiques et arts appliqués. On faisait de l’architecture intérieure, du design produit, de l’histoire de l’art… C’était très varié. J’ai aussi fait Olivier de Serres, en design produit. J’ai touché à beaucoup de choses.
Et puis la presse est arrivée très tôt. Je suis entré chez Planche Mag en 1991 comme rédacteur en chef d’un hors-série sur le surf des neiges ; je m’occupais du texte, je pilotais les journalistes, je commandais articles et reportages, je choisissais les photos. C’est vraiment ça qui m’a mis le pied à l’étrier.
C’est en choisissant les images des autres que tu as commencé à te construire comme photographe ?
Oui : il y avait de très bons photographes et j’ai mesuré le niveau d’exigence de la presse. Je les ai regardés travailler, j’ai appris comme ça. Et comme je faisais aussi des photos, je me suis dit qu’il n’y avait rien d’insurmontable : j’ai commencé à produire mes propres reportages. Après Planche Mag, j’ai rejoint VSD pour le hors-série Glisse, qui paraissait deux fois par an ; puis j’ai été pigiste indépendant pour pas mal de médias : l’Equipe Mag, quelques photos vendues à National Geographic, des médias à l’étranger…

Tu croises aussi le web assez tôt dans ton parcours ?
Oui, en 1999, j’ai cofondé Riding Zone, qui était un portail web consacré à la glisse, avec une partie éditoriale et une boutique. J’étais directeur éditorial : je m’occupais de toute la partie contenu, du recrutement des journalistes et de commander des reportages. Le site a ensuite été racheté par Wanadoo et j’ai repris mon indépendance car, au fond, je préférais le statut de pigiste : voyager, produire des sujets, garder cette liberté-là.
Aujourd’hui, tout le monde fait des photos. Qu’est-ce que cela a changé ?
La photo est devenue instinctive, comme le langage parlé. La frontière entre photo et vidéo a quasi disparu et c’est très bien : chacun peut s’exprimer avec des images. Mais, si on prétend être professionnel, si on veut répondre à la demande d’un commanditaire, il faut toujours apprendre et comprendre la couleur, la composition, la saturation, la focale, la lumière, l’ouverture, la vitesse, la sensibilité… Tout ça ne disparaît pas parce que les appareils sont devenus plus simples (ou parfois plus compliqués). Évidemment, l’instinct est utile, mais pour structurer une réponse visuelle, pour construire une série, pour gagner du temps, il faut toujours réfléchir autant !
Quelle erreur vois-tu le plus souvent chez les photographes amateurs ou même chez certains professionnels débutants ?
L’absence de réflexion en amont, c’est ce qui me surprend toujours. Beaucoup ne prennent pas le temps d’écrire un plan, un synopsis, de faire un schéma, de conceptualiser, de réfléchir à ce qu’ils veulent obtenir. Ça donne parfois de la spontanéité, certes ; mais ça fait aussi perdre énormément de temps, car ils sont obligés de produire cinq fois plus d’images… qu’il faudra ensuite trier. Certains travaillent tout à l’instinct, faute d’avoir étudié les grands principes de base. Résultat : ils recommencent, ils font des variantes et ils choisissent à la fin. Alors qu’en anticipant un peu, avec un savoir-faire technique et théorique, ça irait plus vite et mieux…
On parle souvent de prise de vues. Toi, tu parles beaucoup de tri, de classement, d’archives. Pourquoi la gestion des images est-elle devenue si importante ?
D’abord pour une question de temps et de productivité : si on trie bien, on aura moins de retouches à faire derrière. Le travers de beaucoup de photographes, c’est de commencer tout de suite à retoucher des photos sans intérêt, sans même avoir regardé toute leur production. Sur un reportage, on peut faire 1 000 ou 2 000 photos dans une journée si le sujet est riche. Avant de se précipiter sur le développement, il faut faire le tri : choisir ce qui mérite vraiment d’être amélioré. Et la plupart du temps, on découvre avec plaisir qu’une bonne photo bien choisie n’a pas vraiment besoin d’être beaucoup améliorée.
Quels sont les grands principes d’une bonne organisation photographique ?
Il y a deux façons de penser : chronologique ou / et thématique. On revient toujours à ça. Quelqu’un qui fait des festivals de musique une partie de l’année et des mariages le reste du temps va probablement structurer sa photothèque par grands thèmes : festivals, mariages, institutionnel, événementiel… Puis, à l’intérieur, il organisera chronologiquement.
Moi, comme j’ai beaucoup voyagé, je suis plutôt chronologique, avec des thématiques à l’intérieur. Ensuite, même dans Lightroom, je recommande d’abord l’utilisation des dossiers : ils pourront être lus par n’importe quelle application et, si on change un jour de logiciel, une autre plateforme saura toujours exploiter une structure de dossiers. Viennent ensuite les mots-clés, très importants parce qu’ils reposent sur les normes IPTC : ils peuvent donc être repris d’un logiciel à l’autre.
Puis les collections (ou les albums selon les logiciels) sont très utiles. Notamment les collections dynamiques dans Lightroom, mais toujours propriétaires : une « Collection » de Lightroom ne sera pas forcément reprise par un autre logiciel. Alors qu’un mot-clé et qu’une note (étoile), peuvent voyager grâce aux métadonnées .XMP. Si j’applique le mot-clé « île » à certaines de mes photos et trois étoiles à certaines d’entre elles, je pourrai toujours retrouver mes meilleures photos d’îles dans un autre logiciel.
Tu as déjà vu des photographes perdre plusieurs années d’archives ?
Oui : des disques durs externes perdus, mal sauvegardés ou qui tombent : on m’appelle une ou deux fois par an pour ce genre de cataclysmes… Un déchirement, un drame absolu pour certains photographes imprudents. Parfois, on arrive à retrouver des fichiers qui ont transité sur le disque interne grâce à un outil fabuleux : Time Machine. J’ai un seul conseil à donner aux photographes sur Mac : utilisez plusieurs Time Machine. Et pour ceux qui sont sur PC : achetez un Mac et découvrez Time Machine. Ma recommandation pour tous : réalisez trois sauvegardes manuellement (ou automatiquement) sur des disques externes. Bien organisées, bien nommées et stockées dans des endroits différents.
Tu utilises Lightroom depuis ses débuts. Qu’est-ce qui t’a convaincu à l’époque ?
Avant 2006 et le premier Lightroom, j’utilisais iView Media Pro depuis 1999 (oui on « cataloguait » ses photos au XXe siècle, notamment les scans). C’est d’ailleurs ce logiciel – qui avait 10 ans d’avance sur son temps – qui m’a amené à animer ma toute première formation en 2004.
Ce qui m’a convaincu dans Lightroom, c’est qu’il intégrait une partie de ce que faisait iView Media Pro, mais ajoutait le Module Développement en plus : faire les deux opérations enfin dans le même logiciel ! Et à l’époque c’était un game changer. Aujourd’hui, ça paraît moins spectaculaire parce que d’autres logiciels sont également des « tout-en-un » mais, à l’époque, Lightroom était quasiment le seul.
Sa force était le fait de « classer / trier » et de « développer » en même temps : tu partais avec 200 images, tu sélectionnais les 50 meilleures, puis tu passais très vite dans le module Développement, pour recadrer (raccourci clavier r), puis corriger la balance des blancs (raccourci w) ; donc tu améliorerais une image en quelques secondes… Avant de revenir au tri dans la Bibliothèque grâce au raccourci g (comme Grille). Donc une photo notée initialement deux étoiles passait à trois ou quatre étoiles immédiatement après un simple Recadrage + Balance des blancs. C’était ça la magie de Lightroom en 2006 : le tri changeait de nature car le développement était enfin étroitement intégré au processus.
Quelles sont les fonctions les plus sous-utilisées dans Lightroom ?
En 2026, les fonctions les plus sous-utilisées sont souvent les plus simples et anciennes : une bonne balance des blancs ou une bonne exposition. Les utilisateurs ont tendance à courir vers les fonctions fun, les fonctions IA récentes, les trucs à la mode, en négligeant les bases. Il existe beaucoup de fonctions intelligentes dont personne ne parle : comme la conversion de certaines photos en .DNG avec perte. On a tous des photos moins importantes, qu’on pourrait jeter mais on n’ose pas. À défaut de ménage impitoyable, je conseille de convertir en .DNG « avec perte » ces photos « zero étoile » ; ce qui permet de diviser leur poids par trois ou quatre. Ce qui implique des économies de stockage, de sauvegarde, de temps de copies…
À l’inverse, sur quoi les photographes passent-ils trop de temps ?
Sur le bruit numérique, par exemple ! Ils s’embêtent à corriger le bruit à haute sensibilité avec des outils très sophistiqués, parfois même des outils extérieurs qui sont très bien mais souvent inutiles, car la plupart des photos finissent imprimées en petit ou affichées sur écran et le bruit reste invisible. Il y a une forme d’obsession ou de peur irrationnelle : « Ma photo est à 3 200 ISO, elle a trop de bruit, aïe, aïe, aïe… ». Il ne faut pas trop s’embêter avec ça : le bruit c’est la vie…
Lightroom reste pour toi l’outil de référence ?
Oui. Lightroom Classic et Lightroom Cloud, les deux travaillant ensemble, restent irremplaçables. Il existe de bons outils complémentaires mais je ne vois pas de concurrent réellement comparable. Récemment, j’ai regardé DaVinci Resolve du point de vue photo, parce que je l’utilise un peu pour monter, en amateur, quelques vidéos de drone. Ils ont ajouté une fonction de retouche photo dans une version bêta et certains se sont épanchés sur les réseaux pour annoncer une nouvelle alternative à Lightroom ! Mais on en est à un million de kilomètres… Ce sera juste utile pour des vidéastes qui ont quelques photos dans leur base vidéo et qui veulent les améliorer pour les intégrer à un film. Alors certes, ça progressera bien entendu et tant mieux mais, aujourd’hui, ce n’est pas un outil susceptible de remplacer Lightroom. Et ce ne sera probablement jamais l’ambition.
Tu testes du matériel depuis longtemps. Les appareils actuels sont-ils trop performants pour la plupart des utilisateurs ?
Non. On a toujours besoin de plus de performance, de plus de pixels, ne serait-ce que pour recadrer. Ce qui est formidable aujourd’hui, c’est qu’il existe des appareils très accessibles chez Canon, Sony, Nikon ou Fuji avec des objectifs capables de faire des photos impossibles avec un smartphone. Canon a sorti récemment un 45 mm f/1.2 autour de 500 euros : à ce prix-là, c’est cadeau et beaucoup de plaisir pour pas cher et pas lourd ! Avant, un 50 mm f/1.2 pouvait coûter 2 500 euros et, par son poids, était clairement réservé aux professionnels. Aujourd’hui, pour 500 euros, on peut se balader au crépuscule dans Paris avec un objectif qui produit un bokeh extraordinaire, des portraits étonnants : un pur objet de plaisir.
Il y a aussi l’open gate qui arrive pour des usages photo et vidéo : pouvoir recadrer une image verticale dans un capteur horizontal pour les réseaux sociaux, sans basculer physiquement l’appareil. Ce sont des fonctions sophistiquées mais faciles à utiliser. Le grand reproche que je ferais à l’industrie photo, c’est de ne pas avoir su mettre une carte SIM et un téléphone dans les appareils. S’ils avaient fait ça il y a quelques années, ils n’auraient pas perdu autant de parts de marché. Panasonic a essayé, mais n’a pas persisté. Sony faisait aussi des téléphones : pourquoi ne pas l’avoir fait ? Mystère… Car avec une carte SIM dans l’appareil photo, on aurait pu photographier, partager directement sur le web ou les réseaux sociaux. Ça aurait changé beaucoup de choses.
Quels appareils ont vraiment marqué l’histoire récente selon toi ?
Le Canon EOS 5D Mark II, en 2008 : une révolution qui a changé la face de la photo, de la vidéo et même des réseaux sociaux. Le premier full frame qui a permis à de petites structures de produire une vidéo de qualité cinéma à peu de frais. Il y a eu aussi le Nikon D90, un des premiers boîtiers accessibles pour filmer. Et le petit Sony RX100, avec son capteur 1 pouce, qui a marqué son époque : ce capteur était tellement bon que même Canon l’a ensuite utilisé dans des compacts comme le G5 X ou le G7 X. Ces petits appareils ont ensuite été un peu balayés par les smartphones à partir de 2018-2019 mais là, en 2026, on voit revenir une génération de jeunes photographes qui en ont marre du smartphone et redécouvrent ces appareils compacts. Les modes font des allers-retours et je prends le pari aujourd’hui : nous verrons un retour des petits compacts.
Et l’argentique ? Tu n’as jamais eu envie d’y revenir ?
Je n’y vois absolument aucun intérêt : c’est à la mode, mais tout ce qui est à la mode se démode ! Jusqu’en 2010, j’avais gardé un argentique : un EOS 5. Il a pris la poussière pendant dix ans après mon passage en numérique en l’an 2000. J’avais même gardé des films qui ont encombré mon frigo une décennie entière. Mais j’ai fini par les jeter… Le retour de l’argentique, c’est un peu comme les vinyles : techniquement le vinyle offre peu de dynamique par rapport au numérique. Mais c’est précisément cette contrainte qui donne une homogénéité, ce côté velouté et doux que certains trouvent agréable. L’argentique c’est pareil : il y a un rituel, une cérémonie quasi religieuse, un flux de travail pénible et contraignant. Certains aiment ça (pas très longtemps) : c’est très bien et chacun fait ce qu’il veut… L’intérêt de l’argentique est dans la «cérémonie » qu’il implique, pas dans la photo… Si on me demande mon avis, je le donne.
Le smartphone, lui, a réellement changé la photographie ?
Oui. Au début, j’ai été patient, parce que la qualité n’était pas au rendez-vous. Le tournant se situe vers 2019-2020 et c’est devenu très bon. Chez Apple, l’iPhone X a été assez révolutionnaire puis les évolutions ont été plus progressives. Même si certains jugent que Apple est lent par rapport à certaines marques chinoises, l’écosystème Apple reste extraordinaire pour la gestion de photothèque : la synchronisation cloud, la continuité entre les appareils, la simplicité. À partir de l’iPhone 15 Pro, et encore plus maintenant avec les modèles 17, on atteint une qualité photo fabuleuse. L’iPhone 17 Pro est quasiment l’iPhone parfait, avec trois capteurs de résolution identique, de très bons objectifs et une ergonomie qui continue à progresser. Le fait de pouvoir photographier en RAW, puis traiter les fichiers dans Photos ou même les basculer dans Lightroom… Pour un photographe professionnel, c’est devenu un complément indispensable.
Tu es formateur Lightroom depuis 2006. Qu’est-ce qui te plaît encore dans la transmission ?
Je ne me suis jamais ennuyé en donnant un cours Lightroom. Pas une seule fois. D’abord parce que Lightroom n’arrête pas de changer : tous les trois mois, il y a de nouvelles fonctionnalités. Ce n’est jamais une routine et selon le public, les attentes, les images, on va explorer des fonctions différentes. Et les gens qui viennent en formation Lightroom sont souvent passionnés par la photo ; on échange donc entre passionnés. Un plaisir dont je ne me lasse pas.
Je fais aussi de la veille en testant les versions bêta, chez Adobe et ailleurs. Je regarde aussi des logiciels concurrents comme ON1 Photo RAW, ou Peakto un logiciel Français très malin. Tout ça m’intéresse parce que mon sujet, ce n’est pas seulement la retouche mais aussi la gestion optimisée de photothèques.
Cette longue expérience de formateur Lightroom nourrit les parcours proposés par Swash : une initiation pour poser les bases de l’import, du catalogage, du développement et de l’export, puis un niveau perfectionnement pour optimiser un flux photo plus avancé.
Le niveau débutant proposé par Swash porte sur l’importation, le classement, le développement, l’export et la sauvegarde des photos, avec une découverte des usages de l’IA.
Le niveau perfectionnement vise davantage l’optimisation du flux de travail, le catalogage, la recherche, le développement, l’export, le cloud et les fonctions IA.
L’IA arrive partout, y compris dans Lightroom. Tu la regardes comment ?
Avec passion et ça n’est que le début (dans le développement mais aussi dans le tri). Dans Lightroom, il existe déjà des fonctions de tri assisté, encore en bêta, capables de présélectionner des images à retenir ou à écarter. Dans Lightroom Cloud, il y a depuis plusieurs années des algorithmes de sélection des meilleures images d’une série, avec un curseur qui permet de pondérer entre tes propres notes et l’évaluation automatique de Lightroom. D’ailleurs, en général, je suis plutôt d’accord avec ses recommandations ; mais je pondère ses suggestions. Je remonte une photo qu’il n’a pas vue, j’en enlève une autre qu’il a sélectionnée mais que je trouve trop classique…
Quelles fonctions IA te semblent vraiment utiles ?
La réduction du bruit numérique par IA est devenue incontournable. Quand on photographie de nuit, sans flash, à plus de 6 400 ISO, c’est extraordinaire. Et Adobe a beaucoup amélioré l’outil. Avant, il créait obligatoirement un DNG supplémentaire (lourd) en plus du RAW. Maintenant, la correction peut être embarquée dans un petit fichier sidecar, sans trop alourdir le stockage, c’est fantastique ! Il y a aussi des fonctions que j’utilise dans Photoshop, comme l’agrandissement génératif au-delà des bords de la photo. Ce que Lightroom ne fait pas encore alors que même le logiciel Photo d’Apple sait désormais le faire (j’ai installé la version bêta d’ iOS 27 le jour de la Keynote).
Tu alertes aussi sur l’usage un peu automatique de l’IA…
Oui, car c’est d’abord catastrophique pour l’environnement. Ensuite, arrêtez de gaspiller vos crédits IA pour des choses que Lightroom sait faire depuis vingt ans avec des outils classiques. Pour éliminer un minuscule petit détail gênant dans une image, il existe des fonctions anciennes qui fonctionnent parfaitement : ce n’est donc pas la peine d’utiliser de l’IA générative à chaque fois. Les crédits coûtent de l’argent mais surtout ils coûtent énormément à la planète… Oui, l’IA est utile mais il faut s’en servir exclusivement quand elle apporte vraiment une valeur ajoutée.
Quelques réponses rapides pour finir. Combien de photos dans ton catalogue principal ?
Environ 778 000. La plupart en fichiers RAW, depuis mes premières photos au reflex numérique en 1999.
La première chose que tu fais en rentrant d’un reportage ?
Une sauvegarde directe du contenu de la carte.
Le matériel dont tu ne pourrais plus te passer ?
Un MacBook Air avec deux SSD et beaucoup de RAM.
Pour finir, en une phrase, que dirais-tu à quelqu’un qui hésite à se former sur Lightroom ?
Je lui dirais qu’il vaut mieux passer quelques heures à se former sur Lightroom que perdre des jours et des nuits, dans quelques années, à rechercher des photos qu’on ne retrouvera jamais… faute de les avoir bien cataloguées.
Jean-François partage sa veille depuis 2021 sur le site https://photoetmac.com/
Ses photos sont visibles sur ce site https://vibert.photodeck.com/-/galleries
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Serge Ricco : de la presse magazine à l’image animée
Grapus : l’histoire d’un collectif engagé (focus sur le livre de Pascal Guillot)
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