Formation Tendances graphiques : entre héritage, innovation et réinvention


S’imprégner des tendances de la communication visuelle pour interroger sa pratique et affirmer ses parti-pris graphiques
2 jours / 14 heures
Prix : 1 500 € HT
Réf. : G14

Compétences visées

Identifier les évolutions récentes du design graphique et de l’image de communication pour (re)développer son propre langage et l’inscrire dans une esthétique contemporaine.

Objectifs

  • Situer le design graphique dans l’histoire et analyser les tendances
  • Expliquer l’évolution des formes graphiques sous le spectre des outils et des technologies
  • Retracer et analyser les changements de la représentation en fonction des évolutions sociétales
  • Développer ses références et cultiver sa connexion avec les évolutions graphiques

Public concerné

Cette formation s’adresse à tous les professionnels du design graphique et de la communication visuelle.

Prérequis

Il est nécessaire de posséder une bonne culture graphique et d’évoluer dans un environnement de création pour suivre cette formation.

Programme

Situer le design graphique dans l’histoire et analyser les tendances

  • Retracer l’écartèlement des esthétiques graphiques et les tensions entre modernisme et postmodernisme
  • Analyser comment vivent et naissent les tendances pour savoir les repérer avant l’heure
  • Distinguer les épiphénomènes des mouvements de fonds pour ne pas céder aux tendances éphémères

→ Quiz et études de cas

Expliquer l’évolution des formes graphiques sous le spectre des outils et des technologies

  • Contextualiser les évolutions du graphisme et du design en fonction de l’histoire des progrès techniques
  • Analyser comment les supports et les outils digitaux ont profondément modifié les esthétiques graphiques
  • Estimer l'éventail de possibilités qu’offrent le design interactif, la programmation, l’image 3D ou l’Intelligence artificielle dans la communication visuelle
  • Appréhender le mouvement du libre et de l’open source dans le design graphique

 → Études de cas

Retracer et analyser les changements de la représentation en fonction des évolutions sociétales

  • Appréhender l’engagement éthique et écologique dans les choix graphiques
  • Évaluer les diverses solution d'éco-conception
  • Examiner la vision des différentes générations pour répondre à leur besoin de représentation
  • Détecter et interroger les mouvements de retour aux sources et les réactions aux progrès technologiques
  • Interroger le graphisme d’auteur et la question individualiste à l'aune des évolutions technologiques
  • Mesurer comment la globalisation du design et l’accessibilité de ses outils a transformé les attentes envers les professionnels du graphisme
→ Études de cas et analyses graphiques

Développer ses références et cultiver sa connexion avec les évolutions graphiques

  • Des réseaux sociaux aux sources référentielles : structurer sa veille graphique
  • Identifier les acteurs clefs de l’expérimentation graphique et les créateurs de tendances
  • Interroger l'évolution de sa signature graphique, en miroir des tendances, et dans le respect de son authenticité.

→ Études de cas et analyses graphiques

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Évaluation

Note des apprenant.e.s : contenu, intervenant, atteinte des objectifs...
4.8
/5
Moyenne des résultats obtenus depuis
début 2023

Profil de l’intervenant

Journaliste / auteur / enseignante spécialisée en culture graphique avec moins de 3 ans d’expérience en animation de formation.

Ressources

  • Supports de cours dématérialisés
  • Abonnement de 3 mois à tuto.com
  • Accès illimité par mail à la hotline Swash
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Tuto.com
Chaque participant bénéficie de 3 mois d'abonnement à tuto.com

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Modalités en présentiel

Parcours pédagogique :

Questionnaire de positionnement 2 jours présentiel continus Évaluation des acquis

Méthode pédagogique :

Expositive + active : exposés théoriques, contextualisation, brainstorming,  feedbacks personnalisés

Moyens techniques :

  • Poste de l’intervenant relié à un grand écran

Modalités en distanciel

Pour des raisons pédagogiques, cette formation est proposée exclusivement en présentiel.

Méthodes d'évaluation

  • Validation des acquis pendant la formation grâce à des études de cas et des mises en situation
  • Suivi d'acquisition des objectifs pédagogiques par l'intervenant
  • Évaluation à chaud (remplie en fin de formation) et à froid (à 60 jours)

Pourquoi suivre une formation "Tendances graphiques : entre héritage, innovation et réinvention" ?

 
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« La mode, c’est ce qui se démode. »

 

La formule de Jean Cocteau pourrait servir d’avertissement à toute formation consacrée aux tendances. Apprendre que telle typographie, telle palette ou tel traitement d’image est « tendance » aujourd’hui présente finalement assez peu d’intérêt si l’on ne comprend ni d’où cette forme vient, ni pourquoi elle revient, ni ce que l’on peut en faire.

Pendant deux jours, nous ne cherchons pas à constituer un catalogue de recettes graphiques à appliquer. Nous remontons les filiations, observons les ruptures, rapprochons des formes que plusieurs décennies séparent et cherchons à comprendre comment les mouvements artistiques, les technologies, les évolutions sociales et les pratiques des créateurs fabriquent notre paysage visuel contemporain.

L’objectif est moins de suivre les tendances que d’apprendre à les lire pour pouvoir ensuite les tordre, les combiner, les contredire ou les réinventer.

À l’heure de l’intelligence artificielle générative, cette culture devient plus décisive encore. Lorsque des milliers de propositions visuelles peuvent être produites en quelques minutes, la différence ne réside plus seulement dans la capacité à fabriquer une image. Elle se joue dans le regard : savoir convoquer une référence inattendue, reconnaître une filiation, déplacer un vocabulaire graphique hors de son contexte d’origine et construire des associations que l’outil ne décidera pas à notre place.

Pourquoi les tendances graphiques sont-elles d’abord une histoire de tensions ?

Modernisme ou postmodernisme ? Règle ou transgression ? Minimalisme ou profusion ? Standardisation ou expression personnelle ? Technologie ou artisanat ? Internationalisation des formes ou retour au vernaculaire ?

Le premier volet de la formation est construit autour de ces tensions plutôt qu’autour d’une chronologie scolaire.

Le postmodernisme constitue par exemple un formidable laboratoire de réinterprétation.

Créer ne signifie presque jamais partir d’une page absolument blanche. Les créateurs héritent de formes, de techniques, de conventions et d’images. Leur travail consiste à décider ce qu’ils en font. Une référence peut être respectée, détournée, hybridée avec une autre, volontairement malmenée ou replacée dans un contexte qui en transforme complètement la lecture.

Posséder une culture graphique permet alors de ne plus simplement dire « j’aime cette image ». On commence à comprendre ce qui la construit, à quoi elle fait référence et quels principes pourraient être déplacés dans son propre travail.

Pourquoi la culture graphique devient-elle encore plus importante avec l’IA ?

Parce que l’IA réduit considérablement la distance entre une intention et sa matérialisation.

Un créatif peut désormais demander plusieurs pistes, confronter des styles, déplacer une époque, recomposer une image ou tester rapidement des directions formelles qui auraient auparavant nécessité beaucoup plus de temps de fabrication.

Mais produire davantage de propositions ne signifie pas automatiquement produire davantage d’idées. Le risque est même inverse : lorsque les mêmes outils, les mêmes références et les mêmes formulations circulent entre des millions d’utilisateurs, la facilité de production peut accélérer l’uniformisation.

Comment les technologies transforment-elles les formes graphiques ?

Les tendances graphiques ne peuvent pas être séparées de l’histoire des moyens de production : imprimerie, photographie, industrialisation, offset, photocopie, PAO, web, logiciels graphiques, programmation créative ou intelligence artificielle ont successivement modifié ce qu’il était possible de fabriquer, mais aussi la manière dont les images circulent et deviennent reproductibles.

Le deuxième volet de la formation remonte donc volontairement loin dans cette histoire pour comprendre comment les formes évoluent avec les progrès technologiques.

Mais la relation n’est jamais à sens unique : une nouvelle technologie peut produire une nouvelle esthétique et elle peut aussi provoquer une réaction inverse !

Quelle place pour le slow design, le lettering, le muralisme et les techniques artisanales dans un environnement de plus en plus numérique ? Le geste manuel retrouve de la valeur précisément parce que sa singularité, ses irrégularités et sa matière contrastent avec des outils standardisés. Si ce sujet vous intéresse, nous vous recommandons la lecture de cet article sur notre blog.

Le créatif n’a pas nécessairement à choisir entre IA et sérigraphie, entre code et crayon ou entre 3D et collage. Il peut comprendre ce que chacune de ces techniques produit comme langage et organiser leur rencontre.

Comment naissent, circulent et disparaissent les tendances ?

Une tendance ne se résume pas à une esthétique qui apparaît soudainement sur Instagram.

La formation aborde également leur dimension sociologique : tendances confidentielles ou massives, tendances de fond liées à des transformations du contexte ou phénomènes plus éphémères liés à l’évolution des goûts.

Nous nous intéressons aussi aux lieux où elles émergent : art contemporain, expositions de design et d’architecture, écoles, scènes musicales, cultures alternatives ou communautés qui développent leur propre vocabulaire visuel.

Cela change la manière de regarder une tendance.

La bonne question n’est pas : « Est-ce que cela se fait en ce moment ? ». Il faut également se demander : où cette forme est-elle apparue ? Qui l’utilise déjà ? À quel stade de diffusion se trouve-t-elle ? Pour quel public ? Dans quel contexte ? Et sera-t-elle encore pertinente lorsque notre campagne, notre identité ou notre édition sera effectivement diffusée ?

Une tendance peut durer quelques mois comme plusieurs décennies.

Comment utiliser une tendance sans produire quelque chose de déjà vu ?

En cessant de considérer la tendance comme un résultat. Une tendance peut fournir un principe de composition, un rapport à la typographie, une manière de travailler la couleur, une tension entre ordre et désordre, une matière ou une attitude et il n’est pas nécessaire d’en reproduire tous les signes.

C’est même souvent en ne prélevant qu’une partie du vocabulaire puis en la confrontant à une autre référence que le travail devient personnel.

Un graphiste qui sait reconnaître une tendance peut la suivre. Un graphiste qui comprend ses références peut la transformer.

Pourquoi regarder ailleurs que dans le design graphique ?

Parce que les références les plus fécondes ne portent pas nécessairement l’étiquette « graphic design ».

La mode, l’architecture, la photographie, l’illustration, l’art contemporain, les cultures musicales, le design d’espace, l’artisanat ou les pratiques numériques expérimentales nourrissent continuellement le graphisme et le programme navigue volontairement entre ces territoires.

Ce déplacement est important à l’heure des algorithmes de recommandation. Si un graphiste regarde uniquement les mêmes comptes de graphistes que tous les autres graphistes, son univers référentiel risque progressivement de se refermer sur lui-même.

La singularité vient aussi de la capacité à introduire une référence qui n’était pas attendue là :

  • Une matière issue de l’architecture dans un travail éditorial.
  • Une composition moderniste passée au filtre d’une culture vernaculaire.
  • Un geste artisanal dans un environnement numérique.
  • Un principe de programmation transformé en identité.
  • Une image ancienne réinterprétée avec un outil génératif.

La culture n’est pas un stock de références à réciter. C’est une matière première à transformer.

Comment construire une veille graphique qui nourrit réellement la création ?

Une veille graphique ne se limite pas à faire défiler Pinterest, Behance ou Instagram. Ces plateformes sont utiles et font naturellement partie du dispositif.

Voir une affiche à l’échelle réelle n’est pas la même chose que la regarder sur un téléphone. Manipuler un livre, toucher un papier, observer une impression, traverser une scénographie ou photographier soi-même un détail construit une mémoire différente.

La veille devient alors moins un flux d’images qu’une collection personnelle.

Nous apprenons également à identifier ceux qui annoncent parfois les mouvements avant leur diffusion massive : écoles d’art et de design, concours, studios expérimentaux, conférences, expositions ou médias spécialisés. Le support fait ainsi des écoles « l’aube des tendances » et poursuit la cartographie par les concours et les acteurs de la scène graphique.

Le but n’est pas d’accumuler toujours plus.

À quels professionnels cette formation s’adresse-t-elle ?

Elle concerne en priorité les professionnels qui doivent produire, orienter ou juger des propositions visuelles :

  • Directeurs artistiques
  • Graphistes et designers graphiques
  • Illustrateurs
  • Motion designers
  • Designers UI et digitaux
  • Responsables de création
  • Professionnels de la communication visuelle
  • Créatifs en agence, studio, chez l’annonceur ou en indépendant
  • Commanditaires issus de services communication ou marketing

Elle intéresse aussi les personnes qui encadrent des équipes créatives ou commanditent régulièrement du design et souhaitent acquérir davantage de vocabulaire et de références pour comprendre, discuter et argumenter des choix visuels.

Pour un professionnel expérimenté, l’intérêt est souvent moins d’ajouter une technique que de réouvrir le champ des possibles.

Pourquoi organiser cette formation en intra ou sur mesure ?

Parce qu’une culture visuelle n’existe jamais complètement hors contexte. Une maison d’édition, un média, une marque de luxe, une institution culturelle, un studio ou une direction de communication ne fréquentent pas les mêmes références et ne rencontrent pas les mêmes tensions.

En intra, nous pouvons confronter le panorama général à la culture réelle de l’organisation : identités existantes, campagnes, références revendiquées, territoires devenus trop prévisibles, concurrents, inspirations récurrentes ou nouvelles directions envisagées.

Nous pouvons également renforcer une entrée particulière : typographie, édition, identités, digital, artisanat, image générative, écoconception, nouvelles représentations ou construction d’une veille collective.

L’enjeu n’est alors plus seulement de comprendre les tendances graphiques. Il devient de déterminer ce que l’équipe souhaite en faire.

Cette formation s’inscrit dans notre ensemble de formations Design graphique & culture visuelle, qui place la culture, l’analyse et la capacité à prendre position au même niveau que la maîtrise des outils.

FAQ sur la formation Tendances graphiques

La formation présente-t-elle les tendances graphiques du moment ?

Oui, des créations contemporaines sont analysées mais elles ne constituent pas un catalogue de styles à reproduire. Elles sont replacées dans leurs filiations historiques, technologiques et sociales afin de comprendre comment elles se construisent et comment les réinterpréter.

Faut-il être graphiste pour suivre cette formation ?

Elle s’adresse principalement aux professionnels de la création visuelle, mais elle peut également être utile aux communicants ou commanditaires qui doivent analyser et argumenter régulièrement des choix graphiques.

Peut-on réellement apprendre à repérer une tendance avant qu’elle soit partout ?

Nous ne promettons pas de prédire la prochaine tendance. Nous apprenons en revanche à observer ses terrains d’émergence, son niveau de diffusion, les acteurs qui la portent et le contexte culturel ou technologique qui peut expliquer son développement.

Comment éviter de simplement copier des références ?

En apprenant à les analyser. Identifier ce que l’on retient réellement d’une référence permet de ne pas reproduire mécaniquement son apparence : principe de composition, rapport à la matière, rythme, typographie, attitude ou procédé peuvent être déplacés et confrontés à d’autres influences.

Pourquoi travailler la veille alors que Pinterest et les IA donnent déjà accès à des millions d’images ?

Précisément parce que l’abondance ne produit pas automatiquement de la culture. Une veille personnelle associe des sources numériques à des expositions, objets, livres, photographies, rencontres et expériences sensibles. Elle construit progressivement un répertoire propre au créatif plutôt qu’un flux identique à celui de milliers d’autres utilisateurs.

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Dernière mise à jour le 14 août 2026