Compétences visées
Analyser son propre fonctionnement créatif et mobiliser des méthodes de reformulation, de divergence et de changement de perspective pour explorer des directions nouvelles à partir d’un brief ou d’une intention.
Sélectionner, développer, matérialiser et argumenter une proposition créative, puis construire des habitudes et un environnement favorisant durablement sa capacité à créer.
Objectifs
- Cartographier son fonctionnement créatif
- Transformer un problème en terrain de création
- Diverger et sortir de ses automatismes
- Converger sans refermer trop vite le champ des possibles
- Passer de l’idée à une proposition
- Présenter son cheminement et défendre ses choix
- Construire son écosystème créatif
Public concerné
Cette formation s’adresse aux professionnels dont l’activité suppose de produire régulièrement des idées, des concepts, des formes ou des réponses créatives à partir d’un brief ou d’une problématique :
- Designers graphiques et directeurs artistiques
- Illustrateurs, photographes, motion designers et autres profils créatifs
- Designers UX/UI et professionnels de la conception
- Concepteurs-rédacteurs et créatifs en agence
- Professionnels de la communication, des contenus et du marketing impliqués dans la conception de campagnes ou de dispositifs créatifs
- Créatifs indépendants, en studio, en agence ou intégrés à une organisation
Elle est particulièrement adaptée aux professionnels qui disposent déjà d’une pratique mais souhaitent prendre du recul sur leur manière de travailler, sortir de schémas devenus répétitifs, retrouver de nouvelles marges d’exploration ou structurer une démarche créative encore largement intuitive.
Prérequis
Exercer une activité dans laquelle il est régulièrement nécessaire de répondre à un brief, résoudre une problématique ou produire des propositions créatives.
Être en mesure de revenir sur un projet récent afin d’analyser les étapes, décisions et automatismes de son propre processus de création.
Programme
Cartographier son propre fonctionnement créatif
- Différencier création et créativité
- Identifier ce qui nourrit sa pratique : expériences, références, savoir-faire, curiosités
- Repérer ses forces, ses faiblesses, ses habitudes et ses automatismes
- Exploiter sa singularité sans s’y enfermer
-> Livrable : carte personnelle de fonctionnement créatif
Transformer un problème en terrain de création
- Analyser une commande, une intention ou un brief
- Identifier les objectifs, le public et les contraintes
- Questionner le problème avant de chercher immédiatement une solution
- Exploiter les contraintes comme matière créative
- Apprivoiser l’incertitude inhérente au démarrage d’un projet
- Repérer les biais susceptibles de limiter prématurément l’exploration
-> Livrable : brief créatif reformulé
Diverger et sortir de ses automatismes
- Suspendre temporairement le jugement
- Appliquer la posture du débutant
- Jouer avec des identités, références et contraintes empruntées
- Croiser des univers éloignés
- Utiliser associations, hasards, accidents et intuitions pour ouvrir de nouvelles directions
- Produire plusieurs réponses plutôt que chercher immédiatement « la bonne idée »
-> Livrable : plusieurs pistes créatives volontairement différenciées
Converger sans refermer trop vite le champ des possibles
- Prendre du recul sur ses premières idées
- Identifier ses biais de sélection
- Définir des critères pour comparer les pistes
- Distinguer préférence personnelle, pertinence et potentiel créatif
- Accueillir le feedback sans perdre l’intention initiale
-> Livrable : direction retenue et critères de décision
Passer de l’idée à une proposition
- Donner une forme suffisamment concrète à une idée pour pouvoir l’évaluer
- Choisir le niveau de matérialisation adapté : rough, storyboard, scénario, maquette, prototype, note d’intention…
- Tester la cohérence entre intention, forme et destinataire
- Identifier ce qui doit être conservé, transformé ou abandonné
- Itérer sans diluer l’idée initiale
-> Livrable : première formalisation d’une proposition créative
Présenter son cheminement et défendre ses choix
- Expliciter l’intention plutôt que simplement montrer le résultat
- Raconter les étapes déterminantes du processus
- Argumenter ses choix à partir du brief et des critères établis
- Présenter les partis pris et les alternatives explorées
- Formuler clairement la prochaine étape du projet
Construire son propre écosystème créatif
- Choisir et cultiver ses sources d’inspiration
- Entretenir une pratique de veille sans subir le flux permanent de références
- Installer des rituels compatibles avec son quotidien professionnel
- Identifier les conditions dans lesquelles sa créativité fonctionne le mieux
- Déterminer ce que l’on souhaite faire évoluer dans sa pratique
- Se donner un cadre pour continuer à expérimenter
-> Livrable : feuille de route personnelle à 30, 60 ou 90 jours
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Évaluation
début 2023
Profil de l’intervenant
Designer, auteur, consultant / spécialiste en creative thinking et en storytelling avec plus de 5 ans d'expérience en animation de formation.
Ressources
- Supports de cours dématérialisés
- 1 exemplaire du Livre « La voie du créatif »
- Abonnement de 3 mois à tuto.com
- Accès illimité par mail à la hotline Swash

Modalités en présentiel
Parcours pédagogique :
Questionnaire de positionnement ❯ 2 jours présentiel continus ❯ Évaluation des acquis
Méthode pédagogique :
Expositive + interrogative + active : exposés théoriques, contextualisation, brainstorming, mise en situation, exercices en solo et-ou en groupe, feedbacks personnalisés
Moyens techniques :
- 1 poste par participant (Mac ou PC, selon votre choix) fourni par nos soins
- Poste de l’intervenant relié à un grand écran
Modalités en distanciel
Parcours pédagogique :
Questionnaire de positionnement ❯ 2 classes virtuelles discontinues (2 x 1 jour) ❯ Évaluation des acquis
Méthode pédagogique :
Expositive + interrogative + active : exposés théoriques, contextualisation, brainstorming, mise en situation, exercices en solo et-ou en groupe, travail individuel inter-sessions, feedbacks personnalisés
Moyens techniques :
- Classes virtuelles créées par nos soins
- Chaque apprenant participe à la session avec son ordinateur, connecté à Internet et équipé d’un micro et d’une caméra
Méthodes d'évaluation
- Validation des acquis pendant la formation grâce à des quiz et à la réalisation d’exercices pratiques
- Suivi d'acquisition des objectifs pédagogiques par l'intervenant
- Évaluation à chaud (remplie en fin de formation) et à froid (à 60 jours)
Pourquoi suivre une formation "Processus créatif : sortir de ses automatismes et renouveler sa pratique" ?
… Parce que la créativité ne se résume pas à avoir des idées
Dans les métiers créatifs, la difficulté n’est pas toujours de trouver une idée.
Elle peut être de retrouver systématiquement les mêmes. De commencer trop vite à produire. De s’accrocher à la première piste convaincante. De multiplier les références sans parvenir à s’en détacher. De rejeter prématurément une proposition parce qu’elle semble étrange ou difficile à réaliser. Ou, à l’inverse, d’explorer longtemps sans réussir à choisir.
La créativité professionnelle ne repose donc pas uniquement sur l’inspiration.
Elle mobilise un processus : comprendre une situation, reformuler un problème, ouvrir plusieurs directions, suspendre momentanément le jugement, comparer les pistes, choisir, matérialiser, tester puis faire évoluer une proposition.
Cette formation permet de prendre conscience de ce cheminement et de le rendre plus volontaire.
L’objectif n’est pas d’imposer une méthode universelle de création, mais d’aider chaque participant à comprendre comment il fonctionne déjà, ce qui lui est utile et ce qui finit parfois par limiter son travail.
Comprendre son propre fonctionnement pour mieux le faire évoluer
Avec l’expérience, chaque créatif développe des habitudes. Certaines deviennent de véritables compétences : une manière efficace de commencer un projet, un système de veille, des références solides, des gestes ou des méthodes qui permettent de progresser rapidement. D’autres deviennent progressivement des automatismes.
On cherche toujours les mêmes types de références. On utilise les mêmes techniques d’idéation. On commence par le même outil. On privilégie les pistes que l’on sait déjà exécuter. On écarte inconsciemment ce qui semble trop éloigné de son style ou de ses habitudes.
Le premier travail proposé pendant la formation consiste donc à revenir sur un projet réel et à reconstituer son propre processus : qu’est-ce qui a déclenché les premières idées ? À quel moment des choix ont-ils été faits ? Quelles pistes ont été écartées ? Quelles habitudes ont facilité le travail et lesquelles l’ont peut-être enfermé ?
Il ne s’agit pas de supprimer ses réflexes mais de savoir quand ils constituent une ressource et quand ils deviennent une limite.
Ne pas chercher trop vite la solution
Un brief déclenche souvent immédiatement des réponses. C’est pratique, mais parfois dangereux.
La première manière dont un problème est formulé conditionne fortement les solutions que l’on imagine. Accepter cette formulation sans la questionner peut donc limiter le projet avant même le début de la phase créative.
La formation apprend à ralentir ce moment.
Quels sont réellement l’objectif et le public ? Quelles contraintes sont incontournables ? Lesquelles peuvent devenir une matière créative ? Quelle question se cache derrière la demande formulée ? Que se passe-t-il si l’on change légèrement le problème ?
La reformulation n’est pas un détour intellectuel : elle permet de construire un terrain de création plus fertile avant de commencer à produire.
Diverger pour ne pas confondre première idée et meilleure idée
L’un des enjeux centraux du processus créatif consiste à différer momentanément le choix.
Produire plusieurs réponses permet de comparer des directions réellement différentes plutôt que de décliner immédiatement une seule intuition.
La formation utilise différents changements de perspective : contrainte inattendue, identité empruntée, rapprochement entre univers éloignés, association libre, hasard, accident ou posture du débutant.
L’objectif n’est pas d’accumuler des techniques d’idéation comme des recettes. Ces dispositifs servent à créer volontairement une rupture dans les habitudes du participant et à l’amener là où il ne serait probablement pas allé spontanément.
La créativité devient alors moins l’attente d’une inspiration que la capacité à organiser les conditions dans lesquelles des possibilités nouvelles peuvent apparaître.
Apprendre aussi à converger
Multiplier les idées ne suffit pas… À un moment, il faut choisir !
Et cette phase est souvent plus difficile qu’elle n’en a l’air, car nous évaluons naturellement les propositions à travers nos goûts, nos habitudes et ce que nous savons déjà produire.
La formation apprend à définir des critères explicites pour comparer les pistes : adéquation au brief, pertinence pour le public, singularité, faisabilité, potentiel de développement ou cohérence avec l’intention initiale.
Cela permet de distinguer trois questions que l’on confond facilement :
- Est-ce que cette idée me plaît ?
- Est-ce qu’elle répond au problème ?
- Est-ce qu’elle possède suffisamment de potentiel pour mériter d’être développée ?
Le feedback intervient au même moment. Il ne s’agit ni de défendre systématiquement sa proposition ni d’intégrer chaque remarque, mais de comprendre ce qu’elle révèle et de décider ce qui doit réellement évoluer.
Passer de l’idée à quelque chose que l’on peut évaluer
Une idée reste difficile à discuter tant qu’elle demeure abstraite alors que la matérialiser permet de vérifier si elle fonctionne réellement.
Selon le métier et le projet, cette matérialisation peut prendre la forme d’un rough, d’un storyboard, d’une maquette, d’un scénario, d’un prototype ou simplement d’une note d’intention suffisamment précise.
Le niveau de finition n’est pas l’enjeu : il faut produire juste assez pour apprendre quelque chose sur l’idée.
Cette étape permet de confronter intention, forme et destinataire, puis d’identifier ce qui doit être conservé, transformé ou abandonné.
Elle évite aussi deux écueils fréquents : passer trop vite à une production très aboutie qui rend les changements coûteux, ou rester trop longtemps dans l’idéation sans jamais tester réellement la proposition.
Savoir raconter son cheminement
Dans un projet créatif, le résultat final ne suffit pas toujours à rendre visibles les raisons qui ont conduit à cette réponse.
Présenter son processus permet de montrer ce qui a été compris du brief, les directions explorées, les critères utilisés et les choix qui ont finalement été faits.
La formation conduit donc les participants à présenter leur proposition en explicitant leur intention plutôt qu’en se contentant de montrer le livrable.
Cette dimension reste volontairement concise : pour approfondir la construction de l’argumentaire, la mise en scène du support et la relation avec le client, la formation Réussir la présentation de ses projets créatifs constitue un prolongement naturel.
Construire un processus personnel plutôt qu’appliquer une méthode
Il n’existe pas une seule bonne manière de créer. Certains professionnels ont besoin de collecter beaucoup de références avant de commencer. D’autres doivent rapidement dessiner ou écrire. Certains progressent par contraintes. D’autres par associations. Certains ont besoin d’échanges fréquents, d’autres d’une phase de recherche très solitaire.
L’enjeu des deux jours est donc moins de repartir avec « la méthode Swash » qu’avec un système davantage conscient et adaptable.
L’objectif est que chacun puisse initier une réflexion / une prise de recul sur son propre protocole : sources d’inspiration, habitudes de veille, moments favorables à l’exploration, rituels, méthodes permettant de provoquer un changement de perspective et points de vigilance personnels.
Quelle différence entre processus créatif et design thinking ?
Les deux démarches possèdent certains points communs : questionnement du problème, exploration de plusieurs pistes, matérialisation et itération.
Mais elles ne poursuivent pas exactement le même objectif.
Le design thinking est généralement une méthode de résolution de problèmes et d’innovation centrée sur les utilisateurs, souvent mobilisée dans un contexte collectif. Les formations consacrées au sujet insistent notamment sur la compréhension des utilisateurs, l’idéation, le prototypage et la collaboration.
Cette formation s’intéresse d’abord au fonctionnement du professionnel créatif lui-même : ses automatismes, ses références, sa manière d’interpréter un brief, de diverger, de sélectionner une piste et d’organiser durablement sa pratique.
L’IA générative rend-elle encore nécessaire de travailler son processus créatif ?
Elle le rend probablement encore plus visible.
Une IA générative peut produire rapidement de nombreuses propositions, variations, références ou formulations. Mais multiplier les possibilités ne dit pas lesquelles méritent d’être poursuivies.
Il reste nécessaire de comprendre le problème, choisir ce que l’on cherche, provoquer des écarts intéressants, évaluer les propositions, identifier les réponses trop convenues et déterminer ce qui correspond réellement à son intention.
Cette formation n’est donc pas une formation aux outils d’IA. Elle travaille une compétence beaucoup plus rare : la capacité à piloter un processus de création.
FAQ
La créativité peut-elle réellement s’apprendre ?
La formation ne promet pas d’enseigner « à avoir de bonnes idées ». Elle permet en revanche d’identifier les conditions, méthodes et habitudes qui favorisent l’exploration, le changement de perspective, la sélection et le développement d’une proposition.
Cette formation est-elle réservée aux designers ?
Non. Elle concerne plus largement les professionnels qui doivent régulièrement répondre à des briefs ou produire des concepts et propositions : communication, publicité, contenus, conception-rédaction ou marketing créatif notamment.
Faut-il venir avec un projet ?
Il est utile de pouvoir revenir sur un projet récent pour analyser son propre fonctionnement. Le projet fil rouge travaillé pendant la formation permet ensuite d’expérimenter les différentes étapes du processus.
Est-ce une formation au design thinking ?
Non. Certains principes peuvent se croiser, mais cette formation travaille prioritairement le processus créatif personnel. Swash propose une formation distincte consacrée à la méthodologie et aux outils du design thinking.
Utilise-t-on un logiciel particulier ?
Non. La formation porte sur le processus et non sur la maîtrise d’un outil. Les formes de matérialisation utilisées dépendent du projet et du métier des participants.
Peut-on organiser cette formation en intra ?
Oui. En intra, le fil rouge peut être adapté aux problématiques, briefs et types de projets rencontrés par l’équipe afin de relier directement la méthode à ses pratiques professionnelles.




