Compétences visées
De la recherche d’angles à la version finalisée, concevoir et rédiger des contenus avec l’appui d’un LLM. Élaborer une méthode de travail qui accélère l’idéation, challenge les choix et préserve la voix, le point de vue et les exigences de marque.
Objectifs
- Comprendre le fonctionnement des LLM et définir le bon partage des rôles entre expertise humaine et intelligence artificielle
- Formuler et contextualiser ses demandes pour orienter efficacement les réponses d’un LLM
- Exploiter l’IA pour explorer, structurer et enrichir une conception-rédaction
- Évaluer, réécrire et fiabiliser les productions pour préserver une voix singulière
Public concerné
Cette formation s’adresse aux professionnels qui conçoivent, écrivent ou pilotent régulièrement des contenus et souhaitent intégrer les LLM à leur pratique sans standardiser leurs productions
- Concepteurs-rédacteurs et copywriters
- Responsables éditoriaux et content managers
- Professionnels de la communication et du marketing
- Responsables de marque et brand content
- Directeurs artistiques et profils créatifs amenés à travailler le concept et le texte
- Auteurs et rédacteurs professionnels
- Consultants et indépendants produisant des recommandations, concepts ou contenus
Elle est particulièrement adaptée aux professionnels qui souhaitent dépasser l’utilisation ponctuelle de leur LLM pour construire une véritable méthode de conception-rédaction augmentée
Prérequis
Pratiquer régulièrement l’écriture, la conception de contenus ou la communication dans un contexte professionnel.
Il est nécessaire d’avoir déjà expérimenté ChatGPT, Claude, Gemini ou un autre assistant d’IA générative mais aucune expertise technique n’est nécessaire.
Venir, si possible, avec un brief, une problématique éditoriale, des contenus existants ou des éléments de plateforme de marque pouvant servir de matière au travail.
Les documents utilisés pendant la formation doivent pouvoir être partagés avec les outils d’IA autorisés par l’organisation
Programme
Comprendre le fonctionnement des LLM et définir le bon partage des rôles entre expertise humaine et intelligence artificielle
- Distinguer intelligence humaine et intelligence artificielle pour identifier ce qu’un LLM sait faire, ce qu’il ne sait pas faire et les situations dans lesquelles il doit être contrôlé
- Comprendre les principes qui éclairent son fonctionnement : modèle de langage, token, contexte, génération probabiliste
- Situer et différencier les principaux outils (Claude, Gemini, ChatGPT…) et leurs tempéraments respectifs
- Poser le bon partage des rôles à travers le modèle des trois langages : son expertise, le langage machine (prompt), le langage narratif
- Identifier ce qui peut être confié au modèle et ce qui doit rester du ressort du concepteur-rédacteur : intention, jugement, point de vue, choix et responsabilité
Formuler et contextualiser ses demandes pour orienter efficacement les réponses d’un LLM
- Construire une demande exploitable en précisant objectif, contexte, tâche, public, contraintes et format attendu
- Fournir des exemples et contre-exemples pour orienter le ton, la structure ou le niveau de langage
- Mobiliser un rôle, un angle ou un archétype lorsqu’il permet réellement de déplacer le point de vue
- Faire évoluer une première réponse par le dialogue, la critique et l’itération plutôt que rechercher un prompt universel
- Construire un contexte éditorial à partir d’un brief, d’une plateforme de marque, de contenus existants, de références et de règles rédactionnelles
- Exploiter, selon l’outil disponible, les instructions personnalisées, espaces de projet, fichiers et éléments de contexte pour maintenir une continuité dans le travail
Exploiter l’IA pour explorer, structurer et enrichir une conception-rédaction
- Appliquer les principes premiers pour déconstruire un problème, questionner les évidences et reconstruire des pistes nouvelles
- Décomposer une problématique complexe en étapes, hypothèses et critères afin de mieux piloter le travail du modèle
- Utiliser le méta-prompting pour faire préciser une demande, enrichir un brief ou construire avec l’IA une méthode d’exploration adaptée au problème
- Multiplier les angles, analogies, contrepoints et contraintes pour éviter les premières réponses trop prévisibles
- Mobiliser les outils du storytelling pour introduire tension, personnages, point de vue et progression dans les contenus
- Structurer un message, développer un concept, travailler une accroche, décliner une idée et affiner un ton de marque
- Transformer le modèle en partenaire de contradiction capable de challenger une piste plutôt qu’en simple générateur de variantes
Évaluer, réécrire et fiabiliser les productions pour préserver une voix singulière
- Repérer la « fadeur IA » : formulations génériques, effets de style répétitifs, consensus artificiel et textes interchangeables
- Comparer plusieurs propositions selon des critères explicites plutôt que retenir spontanément la réponse la plus séduisante
- Réinjecter sa voix, ses références, son expérience et son point de vue dans les productions assistées
- Faire critiquer et challenger un texte par le modèle sans lui déléguer la décision finale
- Réécrire pour retrouver rythme, précision, tension, surprise et singularité
- Vérifier les faits, références et affirmations lorsque le contenu l’exige
- Identifier les principaux enjeux liés aux données, au droit d’auteur, aux impacts écologiques et sociaux et aux dépendances technologiques
- Formaliser sa propre méthode de conception-rédaction augmentée pour savoir quand solliciter l’IA, comment la piloter et quand s’en détacher
Artistes / Auteurs affiliés à la maison des artistes ?
Profil de l’intervenant
Chief Narrative Designer / Auteur avec plus de 10 ans d'expérience en animation de formation.
Ressources
- Supports de cours dématérialisés
- Abonnement de 3 mois à tuto.com
- Accès illimité par mail à la hotline Swash

Modalités en présentiel
Parcours pédagogique :
Questionnaire de positionnement ❯ 1 jour en présentiel ❯ Évaluation des acquis
Méthode pédagogique :
Expositive + démonstrative + active : exposés théoriques, démonstrations, études de cas, mise en pratique, exercices, feedbacks personnalisés
Moyens techniques :
- 1 poste par participant (Mac ou PC, selon votre choix) avec accès au.x LLM, fourni par nos soins
- Poste de l’intervenant relié à un grand écran
Modalités en distanciel
Pour des raisons techniques et pédagogiques, cette formation est proposée exclusivement en présentiel.
Méthodes d'évaluation
- Validation des acquis pendant la formation grâce à des études de cas et des exercices pratiques
- Suivi d'acquisition des objectifs pédagogiques par l'intervenant
- Évaluation à chaud (remplie en fin de formation) et à froid (à 60 jours)
Pourquoi suivre une formation "Copywriting, conception-rédaction, création de contenus et IA générative" ?
En quelques secondes, un LLM peut proposer dix accroches, trois plans, cinq tonalités et une version « plus percutante » d’un texte. Le résultat est souvent propre, fluide, immédiatement exploitable. Et c’est précisément là que commence le problème : quand tout le monde dispose des mêmes outils, produire un texte correct ne suffit plus.
La valeur du concepteur-rédacteur se déplace. Il ne s’agit plus seulement de savoir écrire un prompt, mais de savoir quoi demander, pourquoi le demander, comment juger la réponse et à quel moment reprendre la main. Une formulation peut être impeccable et n’avoir aucun point de vue. Une campagne peut multiplier les variantes sans produire une seule idée forte. Une IA peut accélérer l’écriture tout en lissant exactement ce qui faisait la singularité d’une marque.
Nous avons conçu cette formation pour travailler cet équilibre. ChatGPT, Claude, Gemini ou un autre LLM deviennent des partenaires d’exploration, de contradiction et de réécriture. L’intention, le jugement, la voix et la responsabilité restent du côté de l’auteur.
À qui s’adresse une formation en conception-rédaction avec l’IA ?
Cette formation s’adresse d’abord aux professionnels pour lesquels les mots ne sont pas un simple livrable mais un matériau de conception : concepteurs-rédacteurs, copywriters, responsables éditoriaux, content managers, communicants, responsables de marque, professionnels du marketing, consultants, journalistes, auteurs et directeurs artistiques amenés à travailler le concept autant que sa formulation.
Elle est particulièrement pertinente pour ceux qui utilisent déjà ponctuellement ChatGPT, Claude ou Gemini mais obtiennent des résultats trop génériques, peinent à conserver une voix de marque ou passent beaucoup de temps à corriger des productions qui « sonnent IA ».
L’objectif n’est pas de transformer un rédacteur en ingénieur du prompt. Il est de lui donner une méthode suffisamment solide pour exploiter les modèles de langage sans appauvrir son métier.
Que change réellement l’IA dans le travail du concepteur-rédacteur ?
L’IA accélère certaines étapes : explorer un territoire, multiplier des angles, reformuler un brief, tester une structure, comparer plusieurs accroches, décliner un concept ou confronter un texte à plusieurs points de vue.
Mais cette vitesse crée une nouvelle difficulté : l’abondance.
Lorsque cinquante propositions peuvent être générées en quelques minutes, la compétence ne consiste plus à en obtenir davantage. Elle consiste à distinguer l’idée forte de la variante simplement correcte, à repérer les clichés, à préserver une tension narrative et à décider ce qui mérite réellement d’être développé.
Nous travaillons donc autant la sélection et l’évaluation que la génération. L’IA n’est pas utilisée comme une machine à produire des textes, mais comme un interlocuteur que l’on apprend à cadrer, nourrir, challenger et parfois contredire.
Faut-il encore apprendre à prompter ?
Oui, mais pas comme on apprendrait une formule magique.
Les modèles comprennent de mieux en mieux les demandes formulées en langage naturel. Cela ne rend pas le cadrage inutile. Au contraire : préciser l’objectif, le public, le contexte, les contraintes, les références et les critères de réussite devient central dès que l’on cherche autre chose qu’une réponse générique.
Nous travaillons donc le prompt comme une forme de brief. Que voulons-nous obtenir ? Sur quelle matière le modèle doit-il travailler ? Quel rôle doit-il jouer ? Quelles contraintes doit-il respecter ? Quels exemples lui permettent de comprendre notre niveau d’exigence ? Comment lui faire critiquer une proposition ou explorer une direction opposée ?
Cette approche est volontairement transférable. Elle ne dépend ni d’une interface précise ni d’un modèle appelé à évoluer.
Comment éviter la « fadeur IA » ?
C’est l’un des enjeux centraux de la formation.
La « fadeur IA » apparaît lorsqu’un texte est grammaticalement correct, bien structuré, vaguement convaincant… mais interchangeable. On y retrouve les mêmes rythmes, les mêmes oppositions, les mêmes adjectifs, les mêmes formules. Rien n’est faux, mais personne ne semble vraiment parler.
Pour lutter contre ce lissage, nous travaillons ce que le modèle ne peut pas inventer à notre place : une expérience, une conviction, une culture, des références, des contradictions, une connaissance du public et une manière singulière de regarder le sujet.
Le LLM peut alors servir à déplacer un angle, provoquer une association, chercher un contre-exemple, mettre une idée à l’épreuve ou générer plusieurs chemins. Le concepteur-rédacteur conserve la responsabilité du choix et de la réécriture.
Peut-on préserver une voix de marque avec ChatGPT, Claude ou Gemini ?
Oui, à condition de ne pas réduire une voix de marque à quelques adjectifs comme « dynamique », « premium » ou « accessible ».
Une identité éditoriale se nourrit d’un corpus : textes existants, vocabulaire privilégié ou interdit, constructions récurrentes, références, niveau de langage, exemples réussis, contre-exemples, prises de position et règles propres à l’organisation.
Nous apprenons à transformer cette matière en contexte exploitable par un LLM. Selon l’environnement utilisé, elle peut être mobilisée dans des instructions personnalisées, des espaces de projet ou des documents de référence.
Cette méthode permet d’obtenir des propositions plus cohérentes, mais elle ne dispense jamais de la relecture. Une voix n’est pas un preset. Elle se construit et se défend à chaque texte.
Quel rôle le storytelling joue-t-il dans une conception-rédaction augmentée ?
Un LLM sait produire une structure. Il sait moins bien décider ce qui mérite de devenir une histoire.
C’est ici que le storytelling prend toute sa place. Conflit, tension, personnages, valeurs, point de vue, progression et résolution deviennent des outils pour sortir de la simple rédaction fonctionnelle.
L’IA peut proposer plusieurs intrigues ou reformuler un récit. Mais le choix du conflit, la justesse d’un point de vue ou la légitimité d’une émotion restent des décisions éditoriales.
Pour approfondir spécifiquement ces mécanismes narratifs, la formation Storytelling : capter l’attention, susciter l’émotion, provoquer l’adhésion travaille la construction du récit indépendamment de l’outil. Les deux approches sont complémentaires : l’une apprend à raconter, l’autre à intégrer les LLM dans le processus de conception et d’écriture.
Quelle différence avec une formation généraliste à ChatGPT ?
Notre formation ChatGPT : dynamiser son quotidien professionnel avec l’IA s’adresse à un public plus large. Elle aborde notamment rédaction, synthèse, analyse de documents, création visuelle et structuration d’usages professionnels récurrents.
Cette formation se concentre sur un territoire beaucoup plus précis : trouver un angle, construire un concept, travailler une voix, nourrir un récit, challenger une proposition et évaluer la qualité éditoriale d’un texte.
Le choix ne dépend donc pas du modèle que l’on souhaite utiliser, mais du métier et du résultat attendu. Pour découvrir ChatGPT dans différents usages professionnels, la formation généraliste est la plus adaptée. Pour des professionnels dont l’écriture, le concept et la marque constituent le cœur du travail, cette formation va plus loin sur la conception éditoriale.
Et si mon besoin concerne surtout la production de contenus ou de visuels ?
La formation Créer des contenus pour les réseaux sociaux avec l’IA se situe davantage en aval. Elle travaille la veille, la transformation de sources, la production multicanale et la structuration d’une content factory augmentée.
Pour les profils visuels qui souhaitent passer du brief à la production d’images et structurer un workflow dans l’écosystème ChatGPT, la formation ChatGPT Images, Codex et MCP : structurer un workflow de production visuelle répond à un autre besoin.
Cette complémentarité permet de distinguer trois questions : comment penser et écrire avec l’IA ? Comment produire et décliner des contenus à l’échelle ? Comment structurer une production visuelle assistée par l’IA ?
L’ensemble de ces approches est à retrouver dans nos formations IA / Intelligence Artificielle Générative et nos formations Contenus / Réseaux sociaux.
Pourquoi organiser cette formation en intra ou sur mesure ?
La conception-rédaction est l’un des domaines dans lesquels le contexte de l’entreprise change le plus la qualité des résultats.
En intra, nous pouvons travailler à partir d’une plateforme de marque, d’une charte éditoriale, de campagnes existantes, de briefs récurrents, d’un corpus de textes, de contenus performants ou au contraire de productions qui posent problème.
Le travail peut alors porter sur des situations très concrètes : construire un contexte éditorial réutilisable, préserver plusieurs tonalités de marque, challenger des concepts, décliner une campagne sans répétition, améliorer un processus de validation ou définir ce qui peut et ne peut pas être confié à l’IA.
Nous adaptons également la formation aux outils réellement autorisés par l’organisation. Une équipe équipée de Microsoft Copilot, Gemini ou Claude n’a aucun intérêt à apprendre une méthode dépendante exclusivement de ChatGPT. Le principe reste le même : construire des pratiques transférables, compatibles avec le cadre IT, juridique et éditorial de l’entreprise.
FAQ sur la conception-rédaction avec l’IA
Cette formation est-elle une formation ChatGPT ?
Pas uniquement. ChatGPT peut servir de support aux exercices, mais la méthode est pensée pour être transposable à Claude, Gemini ou à un autre modèle de langage. Le sujet principal est la conception-rédaction avec l’IA, pas la maîtrise exhaustive d’une plateforme.
Faut-il être concepteur-rédacteur pour suivre la formation ?
Non, mais il faut pratiquer régulièrement l’écriture ou la conception de contenus dans un contexte professionnel. Elle convient notamment aux copywriters, content managers, communicants, responsables de marque, journalistes, consultants et professionnels du marketing.
Faut-il savoir coder ou maîtriser le prompt engineering ?
Non. Aucun code n’est nécessaire. La formation travaille surtout la formulation d’un brief, la qualité du contexte fourni au modèle, l’itération, la critique et l’évaluation des résultats.
Peut-on venir avec ses propres textes et briefs ?
Oui, sous réserve qu’ils puissent être utilisés dans les outils d’IA autorisés. En intra, le programme peut même être construit directement autour d’un corpus, d’une plateforme de marque ou de cas d’usage propres à l’équipe.
La formation apprend-elle à écrire plus vite ?
Elle peut faire gagner du temps, mais ce n’est pas son seul objectif. Le but est surtout d’utiliser l’IA pour explorer davantage de pistes, challenger une idée, structurer une réflexion et améliorer un texte sans sacrifier sa singularité.
Comment éviter que l’IA uniformise notre ton ?
En lui fournissant un contexte éditorial beaucoup plus riche qu’une simple consigne de ton, puis en évaluant et réécrivant les propositions. La formation apprend précisément à repérer les formulations génériques et à réintroduire une voix, un point de vue et des références propres à l’auteur ou à la marque.



